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> > Lettre aux médias de France et d'ailleurs..._________________________________________

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> Cette personne exprime très bien ce qu'elle ressent et on peut la
> > comprendre. Calais est devenue le refuge de toute la misère du monde.
> > Y-a-t-il une solution ? J'aimerais la connaître.
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> >
> > Merci et surtout bravo.
>  
> > Il fallait en ce jour pluvieux que je vous félicite vraiment, car il doit
> > être éminemment compliqué d’être à ce point brimés dans vos reportages sur
> > la Jungle de Calais et sur l’immigration en général.
>  
> > Je suis Calaisienne et sans votre aide je serais passée à côté de ces
> > migrants émouvants et diplômés que nous voyons dans vos reportages. Habitués
> > que nous sommes nous ici, à ne voir que le mauvais côté des choses et des
> > gens.
> >
> > Mais en y réfléchissant bien, peut-être pourrions-nous pour le bien de tous,
> > et afin que l’information soit juste et équilibrée, échanger nos
> > informations.
> >
> > A savoir celles qu’on vous donne le droit de diffuser, contre celles,
> > vécues d’habitants pour le moins ulcérés, oubliés, occultés et noyés dans le
> > flots de bons sentiments déversés sur les ondes et sur nos écrans de
> > télévision.
> >
>  
> > Pour vous cet Erythréen à bicyclette est un migrant malheureux, qui erre
> > l’âme en peine, dans une ville inconnue, pour nous, et nous nous en
> > excusons, c’est juste celui qui vient de voler le vélo d’un étudiant étourdi
> > qui n’avait que ce seul moyen de locomotion et qui peine à joindre les deux
> > bouts.
> >
>  
> > Tout comme ce brave ouvrier qui travaillant par quart se retrouve malmené en
> > pleine nuit par une quinzaine de migrants parce que son portable et surtout
> > son deux-roues intéressent fortement ceux qui en ont assez, et faut-il le
> > comprendre également, d’arpenter nos rues à pieds.
>  
> > Et que dire de cette mère de famille terrorisée qui brûle un feu rouge car
> > trois migrants sont accrochés à la portière de sa voiture (heureusement
> > fermée) et qui tentent d‘y pénétrer. Dans sa détresse, elle n’a pas encore
> > compris, si c’est la voiture, son portable ou son argent qui les
> > intéressaient. Elle préfère aussi ne pas envisager le fait que ce puisse
> > être ELLE.
> >
> > Finalement, quelle importance, c’est juste une agression, n’est-il pas
> > vrai, enfin si ce mot-là existe encore dans le vocabulaire courant, car nous
> > calaisiens, sommes parfois en droit d’en douter.
> >
> >
> > Ces migrants qui se déplacent par groupes ne sont pas seulement des
> > étrangers, mais aussi, parfois, allez disons-le, des envahisseurs...
> >
> > Nous y avons perdu le droit de profiter de nos parcs en toute sécurité.
> >
> >
> > A signaler aussi que ces ventes d’alcool (illégales), dans la Jungle, ont
> > parfois pour résultat de déverser sur nos trottoirs ces étrangers avinés et
> > révoltés (faut-il aussi le comprendre ) et qui s’ennuient au point de s’en
> > prendre à coups de sabres aux véhicules garés et malheureusement placés sur
> > leur route...
>  
> >
> > Nous vous remercions également de ne pas parler (sans doute dans le but de
> > ne pas effrayer la population) de ces agressions sur des lycéens qui ont le
> > tort d’avoir leur portable à la main.
>  
> > C’est vrai, nous devrions changer nos habitudes et cacher systématiquement
> > ce qui serait susceptible de les intéresser
> >
> > Mais il faut nous excuser, nous n’avons pas encore l’habitude de vivre en
> > terre étrangère.
> >
> >
> > Voyez-vous, mesdames et messieurs les journalistes, la population
> > Calaisienne, comme beaucoup de gens du Nord, a le cœur généreux et les bras
> > ouverts. Mais nous avons un tort, eh oui, c’est d’avoir aussi des yeux pour
> > voir. Et ce cœur aussi généreux soit-il, s’inquiète de voir ce que devient
> > notre ville, et bat pour les enfants qui y grandissent.
> >
> > Alors si nous pouvons comprendre et nous émouvoir du malheur qui touche ces
> > personnes venues de si loin, nous nous effrayons de les voir si nombreuses
> > et aussi parfois, si exigeantes et indifférentes à nos lois, us et coutumes.
> >
> >
> > Aussi généreux et accueillant soit-on, on ne s’habitue pas à ce que des
> > étrangers pénètrent chez vous, alors que la table est mise et que vous êtes
> > seule avec vos enfants, afin de se restaurer, provoquant chez vous une belle
> > frayeur et une superbe incompréhension quand les policiers vous annoncent
> > que « sans agression » ils ne peuvent rien faire.
> >
> >
> > Autre habitude à prendre donc (si nous en avons les moyens), rajouter
> > quelques couverts sur notre table pour d‘éventuelles visites imprévues.
>  
> > Nous apprenons aussi, parfois, à changer nos habitudes et nos horaires de
> > travail afin d‘accompagner des enfants à qui l‘on a volé le cartable à
> > l‘arraché et qui s‘accrochent au nouveau en priant qu'on le leur laisse.
> >
> >
> > Oseriez-vous dire que cette zone de non-droit qu'est devenue la Jungle est à
> > nos yeux une bombe à retardement, ingérable et même inquiétante aux yeux de
> > nos élus, où prostitution, drogue et armes se côtoient allègrement, sans que
> > les inquiétudes légitimes des calaisiens, à voir se promener tout ce monde
> > en ville, n’émeuvent ceux qui, bien plus haut, seraient en droit de s’en
> > émouvoir.
> >
> > Nouveau aussi pour nous, ces pantalons baissés quand un besoin urgent les
> > prend de soulager une envie naturelle grosse ou petite...
> >
> > Les fesses sont à la mode, nous savons qu’aux yeux du reste de la France,
> > nous sommes le trou du cul du monde, mais quand même
> >
> > Il est dommage que l'on ait abattu nos arbres, nous aurions pu nous y
> > appuyer, tant ces choses là voyez-vous sont nouvelles pour nous, et si nous
> > devons apprendre dans ces échanges de cultures, comprenez qu’il en est que
> > nous occulterons.
> >
> > Je ne peux m’empêcher de sourire, faute d’en pleurer, à cette plainte
> > déposée par ces organisations bienfaitrices de l’humanité qui imposent à la
> > ville de Calais l’installation de latrines et le nettoyage du plus grand
> > bidonville d’Europe (quelle fierté), alors que ces migrants sont incapables
> > en ville de déposer un seul papier sale ou cornet de frites vide dans une
> > poubelle placée à portée de mains.
> >
> > Allez donc comprendre Charles !
> >
> > Je me suis émue également, de cette cellule psychologique (dont nous
> > entendons si peu parler dans les médias) ouverte sur le centre du Tunnel
> > sous la Manche pour ses pauvres employés confrontés chaque jour aux
> > intrusions, désespérées et parfois agressives, de ces migrants prêts à tout
> > pour rejoindre l’Angleterre.
> >
> >
> > Ces mêmes migrants, pouvons nous dire (?) clandestins qui en toute impunité
> > font leurs achats de pinces coupantes dans nos magasins d’outillage locaux.
> >
> >
> > Quand on pense que dans nos avions, des ciseaux à ongle sont considérés
> > comme une arme potentielle. Considérant également que les clôtures ainsi
> > saccagées, sont réparées dans la foulée, je me dis, que nous pourrions nous,
> > pauvres calaisiens donner quelques leçons d’économie à tous ceux qui ont
> > définitivement décidé que le "ON MARCHE SUR LA TETE" deviendrait le slogan
> > du problème migratoire à Calais, comme ailleurs en France.
> >
> >
> > Sachez enfin, Mesdames, Messieurs, que cette lettre très (trop ?) longue,
> > dont je ne m’excuserai pas, contient à elle seule les réflexions posées par
> > des mois de mépris silencieux de l’ensemble des médias, concernant les
> > simples citoyens dépassés que nous sommes.
> >
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> >
> > Elle ne changera rien, ne fera sans aucun doute jamais avancer les choses et
> > les mentalités, (J’ai conscience de n’être qu’un grain de sable dans
> > l’univers).
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> > Tout juste fera-t-elle réagir quelques internautes, mais qu’importe, je me
> > serai exprimée... Enfin !
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> > Une lectrice ulcérée
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